Neige, froid, pluie : tous nos conseils pour prendre soin de son chien

7 Préjugés sur le froid


  • 7 Préjugés sur le froidPhoto : Shutterstock
  • Chiens/ Santé

    Même s’ils vivent à nos côtés depuis qu’ils sont tout petits, nos animaux sont mieux armés que nous pour affronter les températures négatives de l’hiver. A quelques exceptions près.

     

    1 • Le froid tue les microbes de nos animaux

    FAUX

    En fait, le froid aurait plutôt tendance à diminuer le métabolisme et donc les défenses immunitaires de nos compagnons. Or, si les germes ne sont pas efficacement combattus, ils risquent de se montrer plus virulents. Des chercheurs japonais ont effectué des études portant sur la réponse immunitaire de cellules des voies respiratoires de souris infectées par un rhinovirus, à différentes températures. Ils ont pu démontrer que la réaction de leur système immunitaire à cette famille de virus était moins bonne lorsque la température baissait. Même si nos animaux sont moins sensibles aux rigueurs du climat que nous, il est donc important de veiller à ce que les plus fragiles n’attrapent pas froid !

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    2 • Les chats craignent plus les frimas que les chiens

    FAUX

    Ce n’est pas tant une question d’espèce (chien ou chat) que de santé générale. Ainsi, n’importe quel animal, s’il est jeune, âgé ou malade, supporte mal des conditions atmosphériques difficiles alors qu’un adulte en parfaite santé n’a pas de problème avec nos hivers, sauf temps exceptionnellement mauvais (venteux, pluvieux et glacé). Si c’est le cas, mieux vaut écourter les sorties, veiller à ce que les animaux soient bien hydratés et vérifier que des petites boules de glace n’ont pas élu domicile entre leurs coussinets, sous peine de favoriser des gelures.

     

    3 • Les chiens à poil long sont mieux protégés que ceux à poil court

    FAUX

    Ce n’est pas la longueur du poil qui compte, mais sa nature ! Ainsi, un poil dense, gras, avec une sous-couche épaisse, protège bien l’organisme du chien alors qu’un poil long et fin n’est pas très efficace. Autrement dit, un husky supporte mieux le froid qu’un briard ! Enfin, tous les chiens ont des points de vulnérabilité comme le bord des oreilles, l’extrémité de la queue chez les chiens à poil court et, surtout, les testicules chez les mâles : en cas de températures négatives, cela vaut la peine de protéger ces parties sensibles en appliquant de la vaseline, a fortiori chez les mâles de petite taille qui ont les testicules à la hauteur de la neige. C’est pareil pour le bout des oreilles lorsqu’elles son  tombantes et peuvent frôler la neige.

     

    4 • La pluie et le vent sont pires qu’un froid sec

    VRAI

    Lorsque le vent souffle et que les températures sont négatives, un poil mouillé protège moins bien du froid. Pire, le vent augmentera le froid réellement ressenti. Les chiens plus sensibles sont ceux qui appartiennent à des races très fines comme les lévriers, celles à poil ras, les races miniatures. Les chiots ou les chatons, les animaux seniors ou malades sont aussi plus exposés, quelle que soit leur race. Pour les protéger, l’imperméable, voire la doudoune pour les plus fragiles, est efficace le temps des sorties, qui restent indispensables chez les chiens pour faire leurs besoins.

    Quant aux chats, ils peuvent rester à l’intérieur et s’arranger avec une litière, sauf s’ils n’y sont vraiment pas habitués et/ou qu’une chatière leur permet de sortir et rentrer comme bon leur semble ou encore, qu’ils ont moyen de s’abriter efficacement à l’extérieur. Egalement utile, pour les chiens comme pour les chats : une cuillère à café de levure de bière et/ou un complément d’omégas 3 dans la nourriture pour stimuler la pousse du poil. Il ne reste plus qu’à les brosser souvent pour éliminer les poils morts et activer la microcirculation (mais pas les shampouiner car ils ont besoin que leur poil reste gras).

    Attention enfin à ne pas surchauffer la pièce où ils dorment pour éviter la mue et donc la perte de poils !

     

    5 • Un animal cardiaque ou malade supporte mal les grands froids

    VRAI

    Un animal cardiaque supporte mal de façon générale les grosses variations de température, autrement dit, le chaud ou le froid. C’est pourquoi, durant la période hivernale, mieux vaut lui proposer des petites sorties courtes et fréquentes plutôt qu’une longue promenade. Il ne faut pas non plus le faire marcher contre le vent et, quand il est dans la maison, il est plus prudent de le placer à distance de tout courant d’air glacé.

    Ces précautions valent aussi pour les chiots et pour les animaux malades en général. Cependant, il y a une différence entre raccourcir les sorties et ne plus le promener du tout ! En effet, le manque total d’activité pourrait favoriser la prise de poids et l’ankylose. Pour peu que votre animal soit arthrosique, c’est un problème. Si, malgré une activité réduite (mais régulière), un coussin plus épais pour le confort et l’absence de courants d’air là où il dort, les douleurs rhumatismales le font souffrir, il ne faut pas hésiter à en parler au vétérinaire, qui a les moyens de le soulager efficacement. En revanche, il n’est pas question de lui donner un antidouleur à usage  humain, car certains sont mortels pour nos animaux de compagnie.

     

    6 • Il n’y a aucun risque à faire du sport avec son chien par grand froid

    FAUX

    Même si on le sait moins que par temps très chaud, l’organisme consomme aussi beaucoup d’eau pour faire un effort physique en cas de températures basses. Réhydrater régulièrement son chien est donc important. Autre précaution utile : prendre le temps de l’échauffer avant de sortir (en le faisant jouer par exemple) et, enfin, ne pas surestimer son chien. A la montagne par exemple, s’il est amené à marcher dans la poudreuse, c’est beaucoup plus fatigant pour lui : il est alors conseillé de réduire la distance habituelle parcourue.

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    7 • Un chien ne supporte pas la niche en cas de températures négatives

    FAUX

    Le plus important, avant d’installer une niche, c’est de la placer à l’abri du vent et que la pluie ne puisse absolument pas y pénétrer. A l’intérieur, le couchage doit être épais, propre et sec, bien isolé du sol, par exemple par une plaque de polystyrène sous la niche. Enfin, le chien doit être en bonne santé et habitué à y dormir tout au long de l’année. Si c’est le cas, son poil et son sous-poil sont suffisamment denses pour lui assurer une protection efficace, a fortiori si ses glandes sébacées sécrètent du sébum qui rend son poil gras et imperméable à l’eau. Les chiens nordiques et les chiens de montagne sont évidemment naturellement équipés pour affronter les rigueurs de l’hiver et préfèrent souvent vivre en extérieur, de jour comme de nuit. Attention, par grand froid, il faut prévoir d’augmenter la ration de son animal afin de permettre à son organisme de lutter contre la baisse de température. Il faut aussi aller vérifier régulièrement que son animal se porte bien et que son état de santé lui permet toujours de rester dehors.