Le Bénin veut préserver sa faune par tous les moyens


  • Le Bénin veut préserver sa faune par tous les moyensPhoto : IFAW
  • Protection/ Braconnage

    Création d'une brigade canine, formation de plus de 260 rangers, patrouilles aériennes dans les réserves, partenariats avec des ONG, nouvelles législations... Le gouvernement du Bénin ne recule devant rien pour protéger ses animaux du trafic et du braconnage.

    Nickel et Francis travaillent ensemble. Nickel est un chien, Francis un garde. Tous deux ont une mission importante : repérer dans l’aéroport de Cotonou, capitale du Bénin, qu’aucun bagage ne contient de l’ivoire ou des écailles de pangolin, deux espèces sauvages protégées mais qui font l’objet d’un trafic intense. 

    IFAWLe duo formé par Francis et NIckel opère dans l'aéroport de Cotonou, au Bénin

    Depuis une quinzaine d’années, à travers le monde, les chiens sont associés à la protection de la faune sauvage. En Afrique, une trentaine de programmes existent déjà, principalement dans les régions orientale et australe. « Mais il faut reconnaître que par manque de moyens et de compétences, de normes et de bonnes pratiques, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des objectifs et que les chiens ne bénéficient pas toujours des soins et des suivis adéquats», prévient Céline Sissler-Bienvenu, directrice de la communication de l’Ifaw*, l’association à l’origine du programme dont Nickel et Francis font partie. 
    C’est en 2016 que l’idée est née dans la tête de Frédéric Chappée alors qu’il regarde un documentaire sur le trafic de l’ivoire et la disparition programmée des éléphants d’Afrique. « En voyant ce reportage, j’ai compris que les chiens pouvaient jouer un rôle dans la protection des éléphants », raconte celui qui a passé 18 ans comme chef de section cynotechnique dans l’armée française. Après quelques recherches sur le Net, il découvre que des chiens sont déjà utilisés dans la traque aux braconniers et prend contact avec l’Ifaw-France pour créer une brigade cynophile de chiens de détection dans les zones de trafics comme les aéroports et les ports. « Les chiens peuvent détecter n’importe quelle partie animale, même à des dosages extrêmement faibles de l’ordre 3 à 4 grammes. Selon les races, leur odorat est de 1 000 à 10 000 fois plus sensible que le nôtre », précise Frédéric. 
    Pour implanter leur brigade, ils ciblent l’Afrique de l’Ouest car la zone géographique comprend encore quelques grandes aires protégées, comme le Complexe WAP regroupant plusieurs parcs nationaux situés au Niger, au Burkina Faso et au Bénin où se trouve une des dernières populations d’éléphants. Leur choix se porte sur le Bénin et sa capitale Cotonou qui est devenue une plaque tournante du trafic animalier. Les autorités sont en outre très intéressées. « Il existait déjà une brigade canine spécialisée dans la détection d’explosifs et de stupéfiants », complète Frédéric.

    Un duo homme-chien

    En 2018, l’homme s’installe à Cotonou avec femme et enfants. Le premier chantier a été de moderniser les infrastructures du chenil et de la clinique vétérinaire existants. « Les chiens qui y étaient encore avaient été livrés en 2012 par l’Afrique du sud, mais un manque de formation et de suivi ne permettait plus à la brigade de fonctionner correctement.» La seconde phase a consisté à former quatre équipes cynophiles à la détection des écailles de pangolin et de l’ivoire d’éléphants. Pour recruter ses chiens, Frédéric prend contact en France avec un éleveur de malinois. Entre décembre 2018 et février 2019, Nariz, Olfa et Yellow Boy sont sélectionnés et débarquent au Bénin. Ils sont bientôt suivis par Nickel et Marley issus du refuge SPA de Plaisir. « C’était important de donner une seconde chance à des chiens abandonnés », s’enorgueillit Frédéric. Très vite, trois duos hommes-chiens vont se former : Leopold avec Olfa, Diaz avec Yellow Boy, Francis avec Nickel. Nabil aura un peu plus de difficultés car Nariz, la fougueuse malinoise, a besoin d’être canalisée. Finalement, c’est Marley qui sera choisi par Nabil. 

    IFAWEn situation réelle dans un aéroport, Marley s'entraine à la détection des écailles de pangolin et de l'ivoire d'éléphant.

    Quelques embûches

    Pour grossir les rangs de cette brigade, Frédéric a connu un contretemps. « Je souhaitais travailler avec la race de chiens locale, les laobés. Mais le problème est que ces chiens, une fois adultes, ne jouent plus. Or tout l’apprentissage est basé sur le jeu et la récompense… Pour l’instant, les résultats ne sont donc pas encore au rendez-vous. »
    Il faut dire qu’en Afrique, les rapports que la population entretient avec les chiens sont très éloignés des nôtres. Majoritairement, les gens en ont peur et, de confession musulmane, ils les considèrent comme impurs. Pour Frédéric, une partie de sa mission consiste à faire évoluer les mentalités en douceur. Il envisage notamment de projeter le film Hatchi, pour faire entrevoir les liens qui peuvent unir un homme et son chien. Mais il a bon espoir car il perçoit déjà quelques signes d’un changement : « Au début, lorsque nous promenions les chiens en ville, les gens s’écartaient. Désormais il y a une certaine curiosité, surtout de la part des enfants. »
    Quatre équipes cynophiles ont d’ores et déjà reçu leur attestation de formation et sont prêtes à aller sur le terrain. Avec la crise de la Covid-19, le déploiement de la brigade a pris un peu de retard. Mais les hommes et leurs chiens devraient être opérationnels dans les semaines à venir.

    Durant la dernière décennie, plus de 7000 rhinocéros ont été tués par des braconniers. Chaque année, le trafic de l’ivoire rapporterait 400 millions de dollars. Avec la drogue, l’armement, le trafic d’êtres humains et la contrefaçon, le négoce illicite d’animaux sauvages est l’un des quatre commerces illégaux les plus rentables. En 2016, l’Ifaw estimait que ce commerce avait généré 17 milliards de dollars de recettes.

    Interrogé par Animaux-Online, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique au Bénin, Monsieur Sacca Lafia, nous parle plus en détail des actions entreprises par son pays pour sauvegarder sa biodiversité et lutter contre le braconnage.

    IFAW

    Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique au Bénin, Monsieur Sacca Lafia

    Pourquoi avoir soutenu le projet de l’IFAW sur les brigades cynophiles ? 

    Au regard de l’évolution de la criminalité, le Bénin a fait l’expérience de la brigade cynophile depuis près d’une décennie. En mai 2017, une audience que j’ai accordée à la Directrice France & Afrique francophone du Fonds International de Protection des Animaux (IFAW) madame Céline SISSLER-BIENVENU, a été une occasion pour moi d’avoir la possibilité de l’« Elargissement de la mission sécuritaire de la brigade canine de  Cotonou à la lutte contre la criminalité en matière d’espèces sauvages protégées ». J’ai alors saisi cette opportunité pour dynamiser le levier de la sécurisation des personnes et des biens.

    La brigade canine est en effet un précieux instrument car, la fiabilité des résultats des investigations menées avec le déploiement des chiens n’est plus à démontrer. Le chien est un compagnon fidèle, incorruptible et ne ment pas. Ainsi dit, soutenir le projet IFAW sur les brigades cynophiles, c’est renforcer et élargir les capacités de la brigade cynophile de la Police républicaine du Bénin, c’est conjuguer les efforts pour apporter une réponse appropriée aux questions d’insécurité, aussi bien à la prévention, qu’à la résolution des menaces que constitue le trafic illicite des espèces sauvages protégées.

    Naturellement, vous convenez avec moi que la sécurité intérieure de notre pays mérite d’être repensée dans une approche plus globale au regard de l’apparition de nouvelles menaces telles que le terrorisme et le crime organisé avec leurs réseaux qui exploitent tous les moyens et opportunités pour financer leur forfait. Les trafics de drogue, de matières précieuses, des êtres humains et des animaux sont autant de secteurs où les entreprises criminelles individuelles ou collectives, s’investissent pour le blanchiment de capitaux issus de leurs activités macabres. Le trafic des espèces sauvages est maintenant considéré comme la quatrième activité criminelle internationale au monde après le trafic de drogues, des produits de contrefaçon et des êtres humains. Cette poussée sans précédent du commerce illégal de la flore et de la faune sauvages représente une menace immédiate, non seulement pour les espèces sauvages, mais aussi pour la sécurité nationale et régionale, le développement durable et le bien-être des communautés locales.

    Je voudrais exprimer ma gratitude et celui du Gouvernement du Bénin à Madame la Directrice France & Afrique francophone du Fonds International de Protection des Animaux (IFAW) et à son équipe. Je me dois de saluer leur détermination, leur diligence et les nombreux sacrifices consentis pour la mise en œuvre de cet accord tripartite signé à Cotonou au Bénin le 24 mai 2018 entre le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable et le Fonds International de Protection des Animaux (IFAW). Je suis convaincu du renforcement par ce canal, du dispositif de lutte contre la criminalité.

    En quoi la biodiversité béninoise peut-elle devenir un moteur économique de votre pays ?

    Par définition, la biodiversité est l’ensemble des gènes, des espèces et des écosystèmes d’une région. De ce fait, lorsqu’elle est valorisée, elle peut constituer le moteur de l’économie. A titre d’exemple, on peut évoquer l’utilisation de la faune sauvage pour des objectifs de tourisme. Dans plusieurs pays africains, le safari apporte de devises incommensurables pour le pays notamment à travers l’hôtellerie, le transport, les emplois des jeunes. La valorisation des espèces autochtones, notamment dans la fabrication des boissons, des huiles etc. constitue aussi une source importante de revenus et d’emplois dans plusieurs régions du Bénin. On peut citer dans ce groupe le jus de baobab et le jus de tamarin. Le karité et pentadesma butyracea sont d’autres espèces dont la valeur économique est importante pour leur huile. Toutes ces filières doivent être organisées. Par ailleurs, le miel du Bénin est autorisé depuis 2019 à être vendu sur le marché européen. La filière miel, grâce aux abeilles et aux plantes spécifiques, permet de faire tourner des mielleries sur le territoire national créant ainsi des revenus et emplois pour plusieurs ménages.

    Quelles mesures envisage le gouvernement béninois pour lutter contre le braconnage ?

    Sur le plan institutionnel, en vue d’assurer la conservation des ressources cynégétiques et de limiter le braconnage, le Gouvernement a opté pour la délégation de la gestion des parcs nationaux (Pendjari et W). L’ONG African Parks Network (APN) qui a déjà prouvé dans plusieurs pays ses capacités à lutter efficacement contre le braconnage et à mobiliser des ressources pour la conservation des Aires protégés avec des professionnels avérés dans le domaine, a été retenu à cette fin. Les actions de APN au Bénin sont déjà éloquentes.

    D’autres mesures notamment opérationnelles sont également prises :

    • La mise en place de deux brigades spécialisées au niveau des deux parcs nationaux (Pendjari et W) pour soutenir APN dans ses activités ;
    • Le recrutement et la formation de plus de 260 rangers. Ces derniers sont bien entraînés ;
    • Des surveillances et patrouilles dans les réserves de faune avec des moyens et techniques de dernière génération (4 ULM, Hélicoptère et matériels de communication de pointe) ;
    • La mise en place et l’amélioration d’un système de renseignements en vue d’anticiper sur l’action des délinquants ;
    • Le renforcement des capacités opérationnelles des administrations et des structures concernées pour contrer toutes sortes de menaces y compris le terrorisme, le blanchiment d’argent, l’extrémisme violent, etc.
    • Le partenariat avec des ONG pour le suivi et la surveillance de la contrebande et du braconnage ;
    • Le recrutement imminent de 100 gardes forestiers par le Gouvernement pour renforcer l’effectif des forestiers.

    Sur le plan législatif et réglementaire, le Gouvernement a entrepris un vaste projet de réformes dans la gestion des ressources forestières par la prise de plusieurs textes réglementaires. Par ailleurs, un projet de loi en lien avec la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ainsi qu’une nouvelle politique forestière, sont en cours de finalisation en vue de renforcer le tissu législatif.

    Envisager de doubler la population d’éléphants au Bénin dans la décennie à venir n’est-il pas utopique au vu de la demande d’ivoire ?

    Envisager de doubler la population d’éléphants n’est pas une utopie avec la fermeture des marchés intérieurs d’ivoire. Les actions entreprises plus haut pour lutter efficacement contre le braconnage seront d’une grande utilité dans la préservation de la population des éléphants qui retrouveront de la tranquillité et vont se multiplier. En outre, l’éléphant étant toujours inscrit en annexe 1 de la CITES au Benin, aucune forme de commerce n’est autorisée pour cette espèce. Les actions coercitives et de répression fortes qui sont menées contre les trafiquants et la détention illégale de trophées sont également de nature à préserver les populations d’éléphants. Par ailleurs, les tribunaux sont suffisamment sur la thématique et accompagnent l’administration forestière dans le traitement des infractions forestières en général et celles liées à l’éléphant en particulier. Le Bénin a également adhéré en mars 2020 à l’initiative africaine pour la Protection de l'Eléphant dont l'objectif poursuivi est de faire prendre par les pays membres un engagement à fermer les marchés de l’ivoire sur leur territoire, à respecter un moratoire concernant toute considération de commerce international futur pendant au moins 10 ans ou jusqu'à ce que la population d'éléphants d'Afrique ne soit plus menacée et à rendre toute réserve d’ivoire, présente sur leur territoire, impropre au commerce. Par ailleurs, plusieurs actions d'aménagement en cours dans les parcs nationaux et les forêts classées favorisent la restauration de l'habitat des éléphants et on note de plus en plus l'augmentation des effectifs de cette espèce comme le témoigne l'intrusion de sujets dans les terroirs de certains villages riverains des aires protégées (Kandi, Nikki, Bembèrèkè et Banikoara).

     


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