Un jour (de confinement), un film

La planète des singes : les origines - 2011


  • La planète des singes : les origines - 2011Photo : Twentieth Century Fox France
  • Bons plans/ Films/TV/Docus

    [1 jour-1 film] Chaque jour, Animaux-Online vous présente un film dont les animaux sont les héros. Ils ont été choisis par des collaborateurs du magazine 30 Millions d'amis et de 1Healthmedia qui nous ont expliqué pourquoi ces films étaient si chers à leur cœur. De quoi vous donner quelques idées !

     

    Le choix de Gwenn Hamp, journaliste

     

    La planète des singes : les origines - 2011

     

    L’HISTOIRE :

    L’homme est un loup pour l’homme. Sa place au sommet de la chaine alimentaire (et de pouvoir) est plus fragile qu’il n’y parait. Ainsi pourrait se résumer la saga des films de la Planète des Singes. A l’origine de la franchise, un film de 1968 réalisé par Franklin Schaffner, basé sur le roman de Pierre Boulle, un auteur français. Un chef d’œuvre cinématographique qui a su conquérir les spectateurs de l’époque. Succès critique et public, donc rare, qui vaut notamment pour sa scène finale, entrée au panthéon des scènes cultes du 7e art :
     


    Cinquante-deux ans plus tard, le film a un peu vieilli et peut rebuter les jeunes cinéphiles. Je vous propose donc de découvrir celui réalisé en 2011 par Rupert Wyatt : « La Planète des singes, les origines ». Ce préquel relate ce qui a permis la prise en main de la planète Terre par les singes : l’émergence d’un chimpanzé plus intelligent que les autres. Prénommé César, il nait dans un laboratoire d’expérimentation. Ses facultés cognitives sont améliorées grâce à un rétrovirus destiné à guérir la maladie d’Alzheimer. Un temps choyé par un scientifique qui le considère presque comme son fils, l’animal va vite être confronté à la cruauté humaine. Enfermé avec d’autres primates, il organise la rébellion. Le renversement du rapport de force va s’opérer grâce à la diffusion dans l’espèce humaine du virus crée en laboratoire. S’il rend les singes plus intelligents, il prend la forme d’une grippe, très contagieuse et mortelle, chez les humains. Un curieux écho avec la pandémie actuelle qui nous rappelle la fragilité de notre suprématie.

     

    POURQUOI J’AIME CE FILM

    L’enfer est pavé de bonnes intentions. En jouant à l’apprenti sorcier avec la nature, l’homme a provoqué sa perte. Le film n’est pas moralisateur et reste divertissant. Il traite autant des affres du progrès que de l’exploitation animale (expérimentation et enfermement) ou des liens affectifs inter-espèces. Le personnage féminin, interprété par Freida Pinto, nous rappelle que la place de l’animal est, avant tout, auprès des siens. César, familiarisé aux codes humains, doit trouver sa place parmi ses congénères et retrouver la terre de ses origines, la forêt. Là aussi la scène finale, ou plutôt son générique de fin, est furieusement d’actualité, illustrant l’affolante propagation du virus mortel :