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Confinement 2 : ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire


  • Confinement 2 : ce que vous pouvez et ne pouvez pas fairePhoto : Shutterstock
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    L’annonce, hier soir, d’un reconfinement durant un mois n’a pas provoqué la panique connue dans le secteur de l’animal au printemps dernier. Propriétaires d’animaux, commerces animaliers, sur site ou en ligne, vétérinaires, refuges, associations… ont appris du premier confinement et ont gardé en mémoire les consignes pour affronter la seconde vague du Covid-19.

    « On a retenu les enseignements du premier confinement. Nos équipes sont organisées, prêtes à affronter ce second confinement dans les meilleures conditions. » C’est par ces mots rassurants que Jean-Philippe Darnault, PDG des animaleries Animalis décrit la situation dans son entreprise au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron. Si le pays entier est reconfiné pour une durée d’au moins quatre semaines, et de nombreux commerces fermés, les animaleries et les jardineries ne sont pas concernées par la décision. « Tous nos magasins restent ouverts, clarifie le PDG, qui s’apprête à transmettre à ses salariés les consignes d’accueil et de travail. On a prévu les stocks pour faire face à la forte demande de nos clients qui ont déjà commencé hier à faire des provisions, comme lors de la première vague. »

    Avantage au e-commerce

    L’expérience du printemps dernier a porté ses fruits puisque le e-commerce, déployé dans la précipitation lors du premier confinement, est désormais opérationnel et peut affronter la vague. « Aujourd’hui, les équipes sont au point pour préparer les livraisons et nous avons même notre propre réseau de transport », décrit le professionnel. Le « click and collect » ou « click and drive », qui permet de passer commande par téléphone puis de récupérer ses achats au magasin ou sans sortir de sa voiture, est rôdé et déjà en place. « Ce qui change par rapport au premier confinement, c’est que la personne va sortir de sa voiture pour ouvrir son coffre elle-même, poursuit Jean-Philippe Darnault, car il n’y a plus la paranoïa et la psychose du début où on pensait attraper la Covid-19 juste à la vue des gens. Là, ils savent qu’en appliquand les gestes barrières, ils ne seront pas en danger. »

    Un apprentissage qui change beaucoup la donne et qui laisse espérer que nous n’assisterons pas aux mouvements de panique du début de cette crise sanitaire.

    Ce que vous pouvez faire :
    • Sortir votre chien pour ses besoins, dans un périmètre d’un kilomètre de votre résidence et pour une heure maximum. A ce jour, les parcs et jardins publics restent ouverts au public.
    • Aller dans les animaleries pour acheter l’alimentation et les accessoires pour vos animaux. Vous pouvez aussi vous faire livrer et aller retirer sur site votre commande.
    • Aller chez le vétérinaire, en prenant soin de téléphoner avant. Tous les actes et soins relèvent de l’initiative personnelle du vétérinaire.

     

    Tous les soins autorisés

    Du côté des cabinets vétérinaires, c’est le même discours rassurant qui prévaut. « Aucun soin ni acte vétérinaire ne sera refusé dans ma clinique, tient à préciser Thierry Bedossa, praticien à Neuilly-sur-Seine. Chaque confrère reste libre en ce qui concerne l’accueil des animaux qui se présentent à son cabinet, évidemment dans le plus strict respect des consignes sanitaires déjà mises en place depuis mars dernier. » Tout propriétaire d’un animal malade, à faire stériliser ou vacciner pourra donc avoir accès à ces soins, ce qu’il n’avait pas pu faire au début du premier confinement. Il convient juste de passer un coup de téléphone au praticien avant de se déplacer (sauf en cas d’urgence) afin de prendre rendez-vous et ne pas engorger les salles d’attente où la distanciation physique impose un nombre limité de personnes accueillies en même temps.

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    Les refuges restent ouverts

    Du côté des refuges et des associations, l’annonce du reconfinement hier soir a rappelé de mauvais souvenirs. Notamment l’interdiction de déplacement qui avait eu pour conséquence l’arrêt des adoptions (sources de revenus et seul moyen de vider les boxes et chatteries) et l’absence des bénévoles indispensables au fonctionnement des structures. Depuis les précisions du premier ministre Jean Castex, les refuges peuvent rester ouverts. Jointe au téléphone hier, la SPA, qui regroupe plus de 50 refuges, avait indiqué que, pour le moment, le dispositif des « adoptions solidaires » qui avait été mis en place au printemps dernier pour permettre les adoptions sur rendez-vous, n’est pas redéployé. Il semble que cela ne soit pas nécessaire puisque se rendre aux refuges est autorisé. Il convient néanmoins de prendre rendez-vous afin de ne pas engorger les lieux d'accueil et de se munir d'une attestation de déplacement si on souhaite aller récupérer un animal à adopter.  

    Les attestations sont à télécharger sur l'appli Tous Anti Covid ou sur le site du ministère de l'Intérieur.

    Cet article sera complété au fur et à mesure des annonces.