Coronavirus : toutes les informations relatives aux animaux

Coronavirus : les cliniques vétérinaires s’organisent


  • Coronavirus : les cliniques vétérinaires s’organisentPhoto : Shutterstock
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    Si les cliniques vétérinaires peuvent assurer la continuité des soins aux animaux, les praticiens sont invités à appliquer les règles de sécurité sanitaire imposées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus Sars-Cov-2. Le conseil national de l’Ordre des vétérinaires a publié un communiqué détaillant les mesures à mettre en place pour cet accueil.

    « Il est de la responsabilité éthique et déontologique de chaque vétérinaire, acteur de la santé publique, de contribuer aux efforts demandés à la Nation, et par l’exemplarité des mesures mises en œuvre, d’agir en professionnels responsables dans l’intérêt collectif de la santé des animaux et de la santé publique ». C’est par cette injonction que le communiqué du Conseil de l’ordre des vétérinaires ouvre ses recommandations aux praticiens qui n’ont pas l’obligation de fermer leur établissement professionnel comme l’impose l’arrêté du 14 mars 2020 publié au Journal officiel du 15 mars dernier pour ceux qui accueillent du public.

    Cet accueil doit cependant se faire avec les nouvelles règles pour réduire au maximum les contacts entre les personnes.

    Concrètement, les praticiens limitent donc l’accès aux personnes en

    -Ne recevant les animaux que sur rendez-vous téléphonique

    -Limitant l’accueil à une personne par animal

    -Limitant leur activité aux actes nécessaires qui ne peuvent pas être différés pour des raisons de « risque sanitaire ou d’impact élevé en terme économique et de bien-être animal. », précise le communiqué.

    -Respectant la distanciation, entre les clients (en limitant l’accès à la salle d’attente à une consultation à la fois ou avec une distance d’au moins un mètre entre les clients) et avec le personnel soignant (vétérinaire et assistant vétérinaires).

    -Restreignant les activités d’accueil au guichet. La vente d’aliments et de médicaments pour animaux est maintenue.

    -En différant les actes ostéopathiques et de confort

    Interrogé sur ces nouvelles dispositions à mettre en œuvre, Thierry Bedossa, vétérinaire à Neuilly-sur-Seine, avoue que la profession « est un peu sonnée par la succession des annonces et absence d’anticipation de cette situation par les autorités gouvernementales. Nous n’avons commencé à recevoir des consignes des instances professionnelles et du ministère de tutelle qu’à partir de mercredi. »

    Pour le praticien, le dispositif préconisé sera mis en place le plus rapidement possible mais pour être efficace, il faudra qu’il repose « sur la bonne information, la discicpline et le sens des responsabilités des individus. »

    ShutterstockLes actes les moins urgents doivent être différés.

    Dans les faits, si les cliniques vétérinaires ne sont pas concernées par les fermetures annoncées par le gouvernement, le docteur Bedossa estime qu’il est probable qu’un nombre de salariés des établissements vétérinaires décident de ne pas se présenter au travail, par peur de la contamination, et que les employeurs se retrouvent dans l’impossibilité d’assurer la continuité des soins. »

    En ce qui concerne sa clinique, le vétérinaire précise qu’il ne refuse pas – pour le moment –une personne qui se présente pour faire soigner son animal, même si les soins ne sont pas urgents car il ne tient pas à créer des situations de stress, voire de détresse de certains de ses clients. « On voit un peu au jour le jour et au cas par cas », précise-t-il.

    Compte tenu de ces éléments, qui évoluent tous les jours, nous vous conseillons, si vous avez besoin de vous rendre chez votre vétérinaire, de téléphoner avant pour qu’il vous communique les conditions d’accès à son établissement.