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Apiculteur


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    Depuis dix ans, la filière apicole souffre de deux maux principaux. Le premier est la disparition alarmante de son cheptel d’abeilles attaqué par les frelons asiatiques et menacé par l’utilisation de pesticides comme les néonicotinoïdes, désormais interdits. Le second est l’arrivée sur le marché de miels étrangers commercialisés à bas prix et suspectés d’être des contrefaçons (mélange de sirop, de maïs ou de mélasse).

    Durée du cursus : bac + un ou deux ans.

    Diplôme : brevet professionnel responsable d’exploitation apicole.

    Salaire brut mensuel : pour parvenir à l’équilibre financier, il faut compter environ cinq ans en démarrant avec un minimum de 400 ruches. Proposer des miels rares, de la gelée royale ou de la propolis tout en développant un solide réseau de distribution local augmente les chances de réussite de l’entreprise.

    Débouchés : même si deux nouveaux pesticides ayant le même mode d’action que les néonicotinoïdes ont été récemment interdits par décret (31 décembre 2019), les difficultés à produire du miel persistent. Il faudra plusieurs années pour que les effets de ces insecticides de synthèse s’estompent. Ainsi, la rémanence de ces molécules dans les sols est de deux à trois ans. Aujourd’hui, l’activité apicole peine à être rentable car les investissements nécessaires pour produire en grande quantité restent élevés. D’où l’apparition d’un hiatus entre les apiculteurs amateurs, pour qui il s’agit d’un revenu complémentaire, et les professionnels qui doivent s’endetter.

    Établissements proposant le brevet professionnel responsable d’exploitation apicole :

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