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En Alaska, on peut désormais tuer des ours en hibernation

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  • En Alaska, on peut désormais tuer des ours en hibernationPhoto : Shutterstock
  • Faune sauvage

    Donald Trump a signé un projet de loi autorisant notamment la chasse d’oursons et de louveteaux dans leur tanière dans les réserves naturelles d’Alaska, ainsi que la traque des animaux depuis un hélicoptère.

    La mesure redoutée par les défenseurs de la faune sauvage et de l’environnement est désormais effective : il est de nouveau autorisé, au sein des réserves naturelles d’Alaska, de chasser des ours en hibernation, de traquer les femelles grizzli et leurs petits ainsi que les louveteaux à la sortie de leur tanière, au moment où ils sont les plus vulnérables, mais aussi d’avoir recours à des appâts et à la pose de pièges, et de chasser depuis un hélicoptère ou un aéronef.

    Ce projet de loi a été adopté par la Chambre des représentants puis par le Sénat américain, et promulgué par Donald Trump lundi 10 avril. Il met ainsi fin à la protection dont bénéficiaient ces animaux grâce à un texte, l'Alaska National Wildlife Refuges Rule, adopté sous le gouvernement de Barack Obama en 2016.

    Les élus républicains d’Alaska, qui ont porté ce projet de loi, ont bénéficié du soutien du principal lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), très puissante aux États-Unis. La mesure impacte les 16 réserves naturelles nationales que compte la région, soit plus de 310 000 km2, et concerne directement les loups, les ours bruns et plus généralement l’ensemble des « prédateurs » présents en Alaska.

    Un choc pour « les personnes qui aiment un tant soit peu les animaux »

    Beaucoup d’associations américaines, comme The Humane Society of the United States (HSUS), condamnent ce retour à une chasse « ni juste, ni éthique […] Ce qui vient de se produire à la Maison-Blanche aujourd'hui devrait choquer les consciences de toutes les personnes qui aiment un tant soit peu les animaux », s'est indigné Wayne Pacelle, directeur de l'HSUS, dans un communiqué.

    OneProtest a, pour sa part, lancé une pétition contre cette loi à destination de Donald Trump.  L’association rappelle que des études scientifiques ont montré que « la présence de prédateurs ne nuit pas à la population d’ongulés sur laquelle comptent de nombreux habitants d’Alaska pour leur subsistance », réfutant ainsi l’un des principaux arguments des élus en faveur de cette nouvelle loi.

    Outre l’argument de la chasse traditionnelle, les républicains ont également revendiqué une gestion au niveau local de la politique régulant la chasse. « Nous devons reconnaître que cette question ne tourne pas autour des petits ours polaires, des petits grizzlis ou des loups que l’on peut voir à la télévision, mais qu’il s’agit de la compétence de l’État pour gérer la chasse – ce qui signifie que le gouvernement fédéral ne peut pas avoir aussi cette compétence », avait déclaré en février Ronald D. Young, député républicain d'Alaska.

    « Le passage de cette nouvelle loi ne signifie pas qu’il va y avoir une recrudescence soudaine des tirs sur les ours en hibernation ou dans les tanières de loups, mais cela va rendre bien plus difficiles les interventions du gouvernement américain sur ces questions dans le futur, ce qui reste une sérieuse préoccupation pour les associations de bien-être animal et de protection de la vie sauvage », analyse le site d’informations Snopes.

    L’administration de Donald Trump démantèle ainsi un certain nombre de lois fédérales concernant la protection animale ou le climat adoptées par son prédécesseur. La semaine dernière, le président des États-Unis a ouvert la voie à l’abrogation du « Clean Power Plan » obligeant les entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et le porte-parole de la Maison-Blanche a annoncé le souhait de son administration de sortir le pays de l'accord de Paris sur le changement climatique d’ici au mois de mai. 


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