Vivre proprement avec ses animaux

Leur hygiène intime


  • Leur hygiène intimePhoto : Shutterstock
  • Chats/ Entretien

    Face plate, longues oreilles, babines pendantes… Certaines races de chiens et de chats nécessitent des soins spécifiques en raison de leurs particularités anatomiques.

    La saleté n’est pas forcément apportée de l’extérieur. Elle peut aussi être sécrétée par l’animal lui-même au niveau des yeux, des narines ou des oreilles. Quelles que soient l’espèce et la race de votre animal, prenez soin de ces parties délicates en les nettoyant régulièrement avec des compresses, de l’eau propre, une lotion spécifique ou du sérum physiologique (en dosettes, c’est plus pratique). Pensez aux lingettes nettoyantes pour animaux, imbibées de produits non agressifs pour leur épiderme. N’utilisez jamais de lingettes multi-usages pour le ménage !

    Pour les oreilles, bannissez les Cotons-Tiges et apportez un soin particulier aux oreilles tombantes (qui recouvrent le conduit et aggravent les problèmes de ventilation), ou aux chiens dont le conduit est envahi de poils (caniches, bichons, shih tzus). L’entrée du conduit doit être épilée à la pince ou avec une petite tondeuse, pour maintenir une bonne aération et éviter la macération.

    Certains types de chiens et chats sont plus sujets que d’autres à la problématique de l’hygiène intime. Les chiens avec plis de peau, comme le shar pei, ont des sécrétions d’acide séborrhéique anormales, un risque plus élevé de maladies de peau, et sentent plus fort. De même, les chiens dont les babines pendantes (saint-bernard, terre-neuve…) ne peuvent retenir l’eau sont plus contraignants en termes d’hygiène, car ils bavent beaucoup.

    D’une manière générale, sans accuser les races directement, il convient de mettre en garde contre l’hypertype dû à la sélection artificielle. Celle-ci a abouti à des traits physiques qui ne sont pas sans conséquences sur la santé des animaux – notamment dans le type brachycéphale, aussi bien chez le chien (bouledogue, pékinois, carlin…) que chez le chat (persan, british, exotic shorthair…). Ces animaux « à nez écrasé » peuvent manifester ce qu’on appelle le syndrome obstructif (sténose des narines, allongement du voile du palais, collapsus du larynx). Les conséquences sont cliniques (ronflements, difficultés respiratoires…) mais aussi hygiéniques, le maître devant consacrer plus de temps aux soins des yeux, du nez, etc. Enfin, si votre animal a mauvaise haleine, votre vétérinaire vous conseillera en matière d’hygiène bucco-dentaire – du simple brossage de dents au détartrage effectué sous anesthésie, en passant par la modification de son régime alimentaire. l