Refuges : comment les aider à sortir de la crise ?

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    Si la fin des contrats aidés plonge les refuges dans la crise, c’est parce qu’elle signifie que le bien-être et le confort des animaux risquent de s’en trouver affectés par manque de bras. Nettoyer, nourrir, entretenir, promener… Et si vous vous retroussiez les manches ?

    Roger a 79 ans. Pour lui, pas question de rester sur son canapé à regarder la télé. Au moins une fois par semaine, il rejoint l’équipe du bric-à-brac du refuge Pas si bêtes pour donner un coup de main. « J’ai travaillé comme ébéniste toute ma vie, explique-t-il, alors ici, je m’occupe de tout ce qui concerne le bois. C’est-à-dire que je trie les meubles, je jette, répare, nettoie et range. » Avec Marie, Nicole, Georges, Rachel et les autres, Roger est le noyau dur de l’équipe de bénévoles sur laquelle Jeannette Bosquet peut compter depuis des années. « Ils sont tous retraités. Les jeunes sont moins disponibles pour consacrer du temps, explique celle qui fédère cette petite troupe. Ils démarrent dans la vie professionnelle, ont des enfants… Sans mes retraités, le refuge ne pourrait pas survivre. »

    Du travail sept jours sur sept

    Tous ensemble, les bénévoles de Pas si bêtes cumulent en effet des centaines d’heures de travail qu’aucun patron ne pourrait payer. Une partie s’active au bric-à-brac, une autre officie au refuge où ils s’occupent des chiens et des chats, encadrés par deux salariés. Et cela sept jours sur sept. « Evidemment, ils ne sont pas tous là tous les jours, mais chacun donne au moins une demi-journée par semaine et d’autres plusieurs, détaille Jeannette. Ils font comme ils veulent et surtout comme ils peuvent. Il faut savoir faire confiance, expliquer ce dont on a besoin, et permettre à chacun de faire ce qui lui convient et le responsabiliser. Et là, tout se passe bien. » Celle qui se voit plus comme une animatrice que comme le chef d’une armée, estime que quand cela se passe mal, la faute en incombe d’abord à la structure qui recrute. « Il faut bien expliquer ce qu’on attend et ne pas garder quelqu’un qui ne vient pas pour de bonnes raisons. »

    Des bénévoles triés sur le volet

    Pour le refuge de Brignais, qui peut compter également sur un groupe de bénévoles, tout se joue au recrutement. « Nous les trions sur le volet, déclare Gino Bardet, le directeur technique. Je l’assume: on les “cuisine” un peu pour mesurer leur engagement, et on leur demande comment ils voient l’aide qu’ils pourraient nous apporter et sur quelle durée. Car cela nous prend aussi du temps de les former, surtout dans l’animalier. Il y a des consignes strictes pour la sécurité, l’alimentation. On ne peut pas faire n’importe quoi. Mais ceux qui passent la sélection restent longtemps. Car il y a une bonne ambiance chez nous! »

    Solidarité-refuges, une plateforme pour aider les refuges : D’un côté, il y a ceux qui ont besoin d’être aidés et de l’autre, ceux qui veulent aider… Mais ni les uns ni les autres ne savent souvent à qui s’adresser. Ni comment s’y prendre. C’est justement pour créer le lien qu’est née la plateforme Solidarité-refuges. Que vous soyez un refuge, une association, un particulier, un professionnel ou une entreprise, vous trouverez, dans le périmètre de votre choix, l’aide dont vous avez besoin ou la structure qui cherche une assistance. Matériel ? Coup de main ? Famille d’accueil ? Adoption ? Une simple inscription – entièrement gratuite – permet de poster son annonce, que ce soit pour offrir son aide ou pour en recevoir. Vous voulez aider ou être aidé : connectez-vous sur solidarite-refuges.com