Une maison saine ? Question d'hygiène !

La toilette, c’est la santé !


  • La toilette, c’est la santé !Photo : Shutterstock
  • Chats/ Entretien

    Pour un animal, lécher son poil c’est aussi soigner sa peau. En lui donnant un coup de main, on le soulage. Et surtout, notre coup de patte l’aide à être bien dans son corps et dans notre maison…

    Dans la nature, les animaux se livrent souvent au toilettage. Sur eux, sur leurs petits et sur leurs congénères. Ils se lavent, s’épouillent, se lèchent parfois plusieurs heures par jour. Pratiqué à plusieurs, ce grooming (toilettage mutuel) est un mode de communication autant qu’un soin. Il permet d’apaiser les tensions, d’établir une hiérarchie, de créer des liens sociaux et de veiller à la santé de chacun.

    C’est ainsi que les chevaux se débarrassent des parasites en se mordillant mutuellement la base de la queue ou le garrot, que les louves, les chattes et les chiennes éliminent les déjections de leurs petits, ou que les oiseaux nettoient leurs nids, etc.

    Quand ils vivent sous notre toit, ils aiment se livrer eux-mêmes à leur toilette. Le chat y consacre de longs moments. Mais parce que nous avons des exigences qui ne sont pas les leurs ou qu’ils sont âgés, malades, ou que leur pelage est abondant, nous pouvons les y aider. Ce qui n’est pas un luxe : cela permet de renforcer leur confiance en nous, créant un moment d’échange privilégié. Cela leur donne aussi l’habitude d’être manipulés, ce qui facilite les consultations vétérinaires. Et cela les aide à rester en bonne santé.

    La check-list du brossage

    Peigner, brosser votre animal, c’est avoir accès à son corps. Autant en profiter pour vérifier qu’il n’a ni puces ni tiques, et qu’il n’y a rien d’incrusté dans ses poils, sa peau ou ses orifices. Le palper vous permettra de déceler une plaie ou une grosseur anormale. Passer régulièrement la brosse permet d’éliminer un excès de poils morts et d’éviter des problèmes digestifs. Vous pouvez aider un chien ou un chat brachycéphale (au museau écrasé) en nettoyant chaque jour ses yeux, dont le canal lacrymal a tendance à se boucher. C’est le cas du carlin. Chez le persan, la conformation de sa tête et de ses paupières empêche l’accès des larmes au système naturel de drainage (d’où un larmoiement continu). Il existe des produits spécifiques et pratiques (lingettes pré-imbibées…). Mais un simple disque de coton ou une compresse avec du sérum physiologique fera l’affaire. Un pour chaque oeil ! Soyez vigilant avec les chiens qui ont des poils devant les yeux (briard, yorkshire…) ; ils peuvent présenter des complications ophtalmiques, mais aussi une gêne de la vision et/ou un problème de comportement. Ces races nécessitent un toilettage plus fréquent sur la tête, où le poil repousse plus vite que sur le corps.

    Faut-il le Laver souvent ?

    NON. Sinon ça abîme le sébum. Cette protection naturelle assure la souplesse de l’épiderme, imperméabilise la peau et empêche qu’elle ne se déshydrate et la protège des infections. Ne cherchez pas à l’éliminer. Mieux vaut brosser l’animal souvent.

    Peut-on utiliser des produits destinés aux humains ?

    NON. Notre peau n’a pas le même pH. Même du shampoing pour bébé agresserait celle de l’animal. Et le liquide vaisselle décape littéralement ! Laboratoires et fabricants ayant fait d’énormes progrès, une gamme de shampoings bien ciblés existe – à l’huile de cade pour les plus vieux, antipelliculaires pour les démangeaisons... N’oubliez pas l’après-shampoing pour un poil doux et brillant.

    A quelle fréquence ?

    CA DEPEND. « Pour un chien, trois fois par an suffit ! confie Laetitia, toiletteuse. Certains clients le font une fois par mois, mais parce que leur toutou dort dans leur lit. Trop laver un animal abîme sa peau. » C’est pareil pour un chat. « Autant il faut le brosser régulièrement, autant le lavage à l’eau n’est pas utile », ajoute-t-elle. Pensez aux shampoings secs.