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L'Irlande et l’Italie disent non aux animaux sauvages dans les cirques

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  • L'Irlande et l’Italie disent non aux animaux sauvages dans les cirquesPhoto : Shutterstock
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    Deux nouveaux pays européens viennent s’ajouter à la liste des 41 États dans le monde ayant banni l'utilsation d'animaux sauvages dans les cirques. En France, aucune interdiction de ce type mais de plus en plus de villes refusent d’accueillir les cirques présentant des spectacles avec les animaux.

    Avec AFP.

    En l’espace de quelques jours, deux nouveaux pays ont interdit la présence d’animaux sauvages dans les cirques : l’Italie d’abord, qui est devenue le 41e pays dans le monde à avoir adopté une telle mesure, puis l’Irlande, dont la nouvelle réglementation sur les spectacles et les animaux entrera en vigueur le 1er janvier 2018.

    Le ministre irlandais de l'Agriculture, Michael Creed, a ainsi signé un texte interdisant de recourir aux animaux « qui ne sont habituellement pas domestiqués dans le pays », renforçant la législation sur la santé et le bien-être animal de 2013. Cette loi instaurait 5 grands principes, dont le droit pour les bêtes à ne subir aucune blessure ou maladie ou encore à n'être soumises ni au stress ni à la peur. « C'est un choix progressiste, qui démontre notre engagement envers le bien-être animal », a commenté le ministre dans un communiqué, estimant qu'« il s'agit d'un avis partagé par le grand public que je suis heureux d'appuyer ».

    Jusqu'à 250 000 euros d'amende et 5 ans d'emprisonnent

    Toute infraction à cette nouvelle disposition est punissable d'une peine pouvant aller jusqu'à 250 000 euros d'amende et 5 ans d'emprisonnement. Dans le communiqué, le ministre rappelle que les autorités locales ont été de plus en plus nombreuses à refuser que de tels spectacles se produisent sur des terrains publics. Il précise également que le ministère de l'Agriculture est conscient de l'impact que cette décision aura sur l'industrie du cirque, mais souligne que « des dispositions modernes en faveur des animaux amèneront le public à être plus à l'aise avec les spectacles de cirque », alors que le nombre de compagnies itinérantes employant des animaux sauvages a fortement chuté en plus d'une décennie.

    La décision a été saluée par la Société irlandaise de prévention de la cruauté contre les animaux (ISPCA), qui menait campagne contre l'emploi d'animaux sauvages. Une pétition lancée en février 2016 a récolté près de 28 000 signatures. Son directeur, Andrew Kelly, s'est réjoui de la nouvelle en réaffirmant que « les cirques ambulants ne peuvent et ne pourront jamais fournir l'environnement adéquat pour des animaux tels que les éléphants, les tigres et les lions, qui nécessitent un encadrement complexe sur le plan physique et psychologique ».

    Pas d’interdiction en France

    De son côté, PETA a réagi dans un communiqué « applaudissant » l'Irlande : « Le gouvernement irlandais l'a compris : les mœurs ont changé et le public comprend qu'il est immoral d'enfermer et d'exploiter ces individus sensibles et intelligents ». L'Irlande s'ajoute aux 41 pays qui ont déjà banni l'usage d'animaux sauvages dans les cirques, dont 19 en Europe, notamment l'Autriche, les Pays-Bas et la Belgique.

    En France, une soixantaine de villes ont signé des arrêtés municipaux interdisant les cirques d’animaux sauvages ou domestiques, Paris ne figurant pas dans cette liste. Cependant, sur France Inter, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, s’était dit défavorable « à l'idée qu'on fasse du spectacle avec cette activité-là ». Dans le même entretien, il avait annoncé la création d’un groupe de travail sur le bien-être animal qui devrait débattre sur la question de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques.  


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